La solution d’exploration terrestre par imagerie satellitaire « Google Earth » n’est plus accessible au Maroc. Plusieurs hypothèses explicatives de cette restriction d’accès sont avancées, en premier lieu, la censure du logiciel par les pouvoirs publics à l’instar de plusieurs pays. Explications.
Les internautes marocains accros à « Google Earth » sont dans
l’expectative. Et pour cause, le logiciel phare de Google dédié à
l’exploration géographique par imagerie satellitaire n’est plus
accessible à partir du Royaume et ce depuis vendredi dernier.
Conséquence, il n’est plus possible de visualiser les différentes
régions et villes couvertes par ce logiciel. Il s’agit, entre autres,
de Rabat, Salé, Settat, Khouribga, Safi, Marrakech, Tiznit, Guelmim et
Khamissat, Meknès et Nador.
Techniquement, à chaque tentative de connexion au serveur de Google
Earth pour actualiser sa base de donnée, y compris des villes
marocaines, un message d’alerte s’affiche : «Google Earth n’a pas pu
contacter le serveur d’authentification pour activer votre session ».
Autrement dit, l’application reste opérationnelle, mais n’affiche que
les données disponibles localement (dans le cache).
Jusqu’à présent, plusieurs hypothèses peuvent être
avancées pour
expliquer ce problème d’accès. La première, et la plus préoccupante, la
décision au niveau des pouvoirs publics de bloquer l’accès à ce
logiciel compte du fait qu’il fournit des images satellitaires pointues
sur plusieurs villes du Royaume y compris des sites jugés «sensibles »
(les Palais du Roi, les aéroports et les sites militaires…).
Déjà, plusieurs pays ont décidé de bloquer l’accès à Google Earth ou
limiter ses zones de couverture. C’est le cas, à titre indicatif,
d’Israël de l’Inde, de la Corée du Sud, et le Bahrayn dernièrement.
Même le gouvernement américain a exigé de la société de Montview de
brouiller les images satellitaires de certains endroits jugés sensibles
Aux États-Unis. Il s’agit, entre autres, de la Maison Blanche, du
quartier qui l'entoure, ainsi qu'une grande partie des bâtiments de
l'île de Manhattan, à New York.
S’agissant de la deuxième hypothèse relative au problème technique au
niveau des serveurs de Google, elle est à exclure, dans la mesure où
plusieurs utilisateurs contactés par « Maroc IT » en Europe, et en
Amérique du Nord ont confirmé que le logiciel Google Earth est toujours
opérationnel.
Dans l’attente de résoudre cet énigme d’accessibilité, les internautes
doivent prendre leurs mal en patience surtout ceux qui utilisent la
base de données de Google Earth pour générer des opportunités de
business tels que les promoteurs immobiliers et les fournisseurs de
solutions de cartographie et de géomarketing.
A rappeler qu’outre Google Earth, le site de cartographie de Microsoft
« Virtual Earth » permet de visualiser des cartes «partielles » du
Royaume notamment une partie des villes de Casablanca et Rabat.